Mini-Conférence satellite
« Open Data Day 2019 »
Yaoundé
02 Mars
AMPHI NBP7

Thème :
« DECOUVRIR L’INFINIE RICHESSE DES DONNEES OUVERTES (OPEN DATA) DANS LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE »


TERMES DE REFERENCE
« Le développement passe par la recherche scientifique. Pour entrer dans le temps du monde et construire leur avenir, les pays d’Afrique doivent reconnaître les chercheurs comme des acteurs du changement social. » ÉLA,J-M. (2001).Guide pédagogique de formation à la recherche pour le développement en Afrique. Paris : L’Harmattan.


Contexte
La recherche scientifique en Afrique (et son impact sur le développement) est un sujet de préoccupation croissant aussi bien pour les décideurs africains que pour les bailleurs de fonds (Gaillard, 1998). Ce constat est d’autant plus pertinent et interpellant dans un contexte africain où la recherche fait face aux défis de l’excellence scientifique (Ela, 2007), et où les institutions de recherche scientifique peinent encore à émerger de la nature substantiellement nominale à laquelle elles avaient été confinées à leurs créations pour se construire de véritables politiques scientifiques (Charles Davis, 1983) et s’ériger en des moteurs de compétitivité scientifique sur le plan international. Par ailleurs, les ressources et institutions de recherche scientifique africaines souffrent de divers handicaps parmi lesquels l’omniprésence de la consultance, financée par les institutions de développement, qui accapare le temps des universitaires africains (Olivier de Sardan, 2011), la faible visibilité institutionnelle sur le plan international et la difficile accessibilité à la documentation et aux données nécessaires à la promotion de la recherche scientifique en Afrique. L’information scientifique et technique (IST), qui se présente sous des formes variées (articles, revues, ouvrages scientifiques, mémoires, thèses, notices de brevets…), est essentielle à la production des savoirs. Elle constitue un enjeu majeur du développement dans la concurrence économique et scientifique. La production, la diffusion et l’exploitation des travaux scientifiques dans un pays est une preuve de développement.
Cette difficile accessibilité tire ses origines dans de facteurs multiples qui sont compréhensibles dans une certaine mesure. Dans le contexte occidental, les politiques de financement de la recherche scientifique sont bien en place. Cependant, l’accès aux produits scientifiques reste endigué par des facteurs d’ordre politique, économique et financier… (Sparc Europe ; Right to research coalition, 2017). Dans le contexte africain, la situation est pire dans la mesure où, les politiques publiques de soutien à la recherche scientifique sont peu organisées dans la plupart des pays. Ainsi, l’accès à la documentation scientifique dans la plupart des cas reste conditionné par la possession d’un capital financier considérable. Comment un étudiant des pays pauvres ou en voie de développement fait alors pour accéder à une documentation scientifique suffisamment importante pour lui permettre d’exceller dans la recherche scientifique et envisager éventuellement une carrière de chercheur ?
L’accès à la documentation au niveau international est encore une autre hypothèse très peu plausible. Souvent les ouvrages non disponibles dans des librairies nationales ne s’acquièrent que par le biais des intermédiaires partis en occident et qui, de retour, les achètent au(x) sollicitant(s). Le phénomène des photocopies des œuvres scientifiques est alors à la mode dans la plupart de nos milieux universitaires. La procédure de commande en ligne des documentations scientifiques n’est pas à la portée de tous. Car elle exige une certaine connaissance du numérique.
Par ailleurs, à l’ère du numérique, les données sont la matière première sur laquelle les découvertes sont construites, et l’accès sans restriction aux données de recherche, que ce soit dans les sciences de la vie ou les sciences sociales, est crucial pour accélérer les progrès dans la recherche. Malgré son importance considérable aujourd’hui, les données de recherche restent largement fragmentées, isolées sur des millions d’ordinateurs individuels, bloquées par des restrictions techniques, juridiques et financières disparates.
2 Présentation de l’ « Open Data »
Open Data, ou données ouvertes, sont des données auxquelles l’accès est totalement public et libre de droit, au même titre que l’exploitation et la réutilisation. Ces données offrent de nombreuses opportunités pour étendre le savoir humain et créer de nouveaux produits et services de qualité. Pour promouvoir cette vision, l’Open Knowledge Foundation célèbre le 02 Mars de chaque année une journée mondiale consacrée à la sensibilisation et à la vulgarisation des données ouvertes pour la recherche baptisée « Open Data Day ». Découvrez une définition complète et des exemples concrets d’utilisation des Open Data sur https://okfn.org
Les critères essentiels de l’Open Data sont la disponibilité, la réutilisation et la distribution, et la participation universelle. Il s’agit là de la définition donnée par l’Open Knowledge Foundation en 2005.
Disponibilité et accès : Les données doivent être pleinement accessibles, moyennant un coût de reproduction raisonnable. De préférence, elles doivent pouvoir être téléchargées sur Internet. La forme doit être confortable et modifiable.
Réutilisation et redistribution : Les données doivent être fournies sous des conditions permettant la réutilisation et la redistribution, incluant le mélange avec d’autres ensembles de données.
Participation universelle : Tout le monde doit être en mesure d’utiliser, de réutiliser et de redistribuer les données. Il ne doit y avoir aucune discrimination concernant les fins d’utilisation, ou contre des personnes ou des groupes. Par exemple, des restrictions non commerciales qui empêchent l’utilisation commerciale, ou les restrictions d’usage à certains secteurs, ne sont pas compatibles avec l’Open Data.
Ces trois critères sont l’essence de l’Open Data, car ils autorisent l’interopérabilité. L’interopérabilité désigne la capacité de différentes entreprises ou systèmes à travailler ensemble. En l’occurrence, l’interopérabilité est la capacité de mélanger différents ensembles de données.


Faire explorer aux chercheurs, la kyrielle d’opportunité scientifique qu’offre la connaissance du « numérique »;


OBJECTIFS
A travers cette Mini-conférence, le CERESC vise à :
Socialiser la communauté scientifique camerounaise au concept d’Open Data ;


Initier les jeunes chercheurs aux techniques de recherche à partir du numérique ;


Sensibiliser les chercheurs de l’Université de Yaoundé I à adopter, dans leurs travaux, les bonnes pratiques de l’open research data.


Construire, avec des partenaires extérieurs, une base de données numérique accessible à tous à partir du site web : www.ceresc.org

Supervision /Organisation
L’organisation pratique de la conférence est une idée du CERESC (Laboratoire Camerounais d’Études et de Recherche sur les Sociétés Contemporaines)en partenariat avec OER-Cameroon (Open Educational Resources in Cameroon) et l’APSOHA (Association pour la Promotion de la Science Ouverte en Haïti et en Afrique, www.projetsoha.org ).
Le CERESC est un jeune groupe de recherche d’obédience sociologique, mais à vocation interdisciplinaire que promeut le Pr. Armand LEKA ESSOMBA du Département de Sociologie de la FALSH de l’Université de Yaoundé I.
OER-Cameroon(@oer_cameroon) est une association qui se consacre à la sensibilisation et à la promotion de l’utilisation des ressources éducatives libres (REL) dans l’enseignement secondaire et supérieur au Cameroun.
Cette conférence bénéficie d’un soutien financier de 300$ USD de la part du Conseil mondial d’organisation du World Open Data Day.

 

One Reply to “OPEN DATA DAY 2019 YAOUNDÉ”

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