Le XXIème Siècle, plus que toute autre période dans l’histoire des paradigmes des savoirs a atteint l’acmé de la vitesse des échanges scientifiques, avec la révolution épistémique survenue tant dans la production que dans la diffusion des savoirs, avec la valorisation des technologies de l’Information et de la Communication (TIC) et surtout avec la pensée, la matérialisation, la valorisation et la vulgarisation de la perspective épistémologique de la science ouverte (Open Science).

Open Science est un mouvement visant à rendre la recherche scientifique, les données et leur diffusion accessibles à tous les niveaux d’une société « apprenante ». Pour cela, la science ouverte s’appuie fortement sur le recours à l’Internet ouvert, à l’open data, aux outils de travail collaboratif (dont Wikipédia et Wikiversité ou Wikispecies font partie), au e-learning et au web social de manière à rendre la recherche scientifique et ses données accessibles à tous (amateurs et professionnels). Parce que pro-activement ouverte, elle peut aussi favoriser la multidisciplinarité de la recherche et éventuellement un caractère multilingue en considérant la science et les données comme un « bien commun » (Wikipédia, 2018). Par ailleurs, elle accorde une place importante à une recherche s’inscrivant dans le schéma bottom-up et valorisant les savoirs locaux.

Open Science va au-delà de la recherche en libre accès d’articles, vers d’autres objets de recherches tels que les données, les codes logiciels, les protocoles et workflows. L’intention est que les individus utilisent, réutilisent et distribuent des connaissances sans barrière juridique, technologique ou restrictions sociales. Dans certains cas, Open Science implique également l’ouverture de l’ensemble de la recherche passée de l’établissement du programme à la diffusion de résultats (Open and Collaborative Science in Development Network project, funded by IDRC).

Une telle perspective épistémique est importante pour un continent comme l’Afrique, dont les maux tels que la pauvreté et parfois des instabilités socio-politiques empêchent l’érection en moteur de compétitivité internationale sur le plan scientifique. Raison pour laquelle le CERESC accorde une place de choix et s’approprie l’axe de recherche orienté vers la science ouverte et les humanités numériques.

 

Responsable de l’axe de recherche : Thomas Hervé MBOA NKOUDOU